Synthèse des cours - 3PREPRO - Français - Partie 2

3PREPRO- FR-P2 - Développer son point de vue

Un auteur peut écrire certains moments de sa vie et les raconter à la première personne. Il peut aussi avoir été le témoin d’événements historiques. Quelles sont les particularités de ce genre de récit ?

 

Partie 2-Thème 1 - Raconter à la première personne

Dans un récit autobiographique, le narrateur (celui qui raconte), auteur, héros, utilise le pronom jeLe récit présente les événements (un moment de sa vie) racontés au passé.

1. La situation du narrateur renseigne le lecteur sur le lieu, l'action, etc. Le contexte historique est la période durant laquelle se déroule le récit. La narrateur peut parler de sa famille, de ses voisins, de ceux qui l'accompagnent.

 

2. Les commentaires révèlent les pensées du narrateur, ce qu'il pense de son expérience au moment où il écrit. Dans un récit autobiographique, le narrateur, l'auteur et le héros sont la même personne qui raconte ses souvenirs. Le narrateur introduit ses commentaires en donnant son avis sur les événements qu'il a vécu ou dont il a été témoin. Il peut introduire ses commentaires par des expressions comme Aujourd'hui, je pense que..., Maintenant, il me semble que... Il rédige ses commentaires au présent.

La ponctuation permet de mieux exprimer ses commentaires. Les signes de ponctuation peuvent terminer une phrase, séparer des éléments d'une phrase ou encadrer une phrase.

- Les signes qui servent à terminer une phrase : le point (.), le point d'interrogation (?), le point d'exclamation (!), les points de suspension (...) à la fin d'une phrase interrompue,

- Le signes qui servent à séparer : la virgule (,), le point-virgule (;) pour séparer des propositions à l’intérieur d'une phrase, les deux-points (:) pour introduire une explication, un dialogue,

- Les signes qui servent à encadrer : les guillemets ("...") encadrent des paroles rapportées directement, le tiret (-) séparent les paroles dites à tour de rôle par plusieurs personnes ou personnages.

 

3. Les sentiments indiquent ce que le narrateur ressent (peur, jalousie, fierté, joie, etc.). Le narrateur ne raconte pas tout. Il introduit dans son récit les sentiments qu'il a ressentis.

- Sélection des événements racontés : le narrateur fait un choix parmi les événements qui l'ont marqués par leur côté étrange, joyeux, triste, etc. Il emploie un vocabulaire adapté à l’événement qu'il choisit de raconter. Le récit est rédigé au passé.

- Évocation des sentiments : Le narrateur nomme les sentiments qu'il a éprouvé (amour, joie, tristesse, haine, colère). Il peut décrire aussi les comportements qui ont traduits ces sentiments (gestes, attitudes, paroles).

Voir la rubrique 7. Activités pédagogiques

Atelier d'écriture

http://www.barbeypedagogie.fr/7-activites-pedagogiques/ecrire-atelier-d-%C3%A9criture/


Partie 2-Thème 2 - Analyser une image

Tout comme un texte, une image est le fruit d'une construction intellectuelle. Le lecteur donne un sens à ce qu'il voit et l’interprète. Quelle démarche suivre pour analyser une image ?

 

Une image est construite. Ses éléments sont organisés. Ses points forts attirent le regard et créent un effet de contraste (zone claire / zone sombre, masse importante / masse faible). Les lignes de force structurent l'image. Les détails, les formes, les couleurs peuvent être organisés de part et d'autre d'un axe.

 

1. Les points forts : ce sont les détails de l'image qui attirent le regard. Ils peuvent être des zones claires dans un ensemble obscur. Un contraste est une opposition marquée entre deux personnages ou deux choses. Un personnage peut se détacher du groupe.

 

2. Les lignes de force : sont des droites ou des courbes qui structurent l'image. 

 

3. La composition de l'image : peut être symétrique, elle répartit alors les détails de façon égale de chaque côté d'une ligne droite. La composition peut être dissymétrique, l'image est alors composée de plusieurs parties inégales. Un axe de symétrie perpendiculaire met en valeur le point fort principal de l'image.

 

Les images peuvent être de différents types :

1. L'image narrative : fixe un moment dans le déroulement d'une action, comme un instantané. Le champ est ce que l'on voit à l'image. Le lecteur peut imaginer tout ce que l'image ne montre pas, ce qui est hors champ

On peut exprimer le temps de trois façons, en utilisant :

- un groupe nominal, complément circonstanciel de temps.

Ex. : Il est revenu à la tombée de la nuit. (Il est revenu quand ? A la tombée de la nuit.)

un adverbe de temps (aujourd'hui, demain, hier)

Ex. : Il est revenu hier soir. (Il est revenu quand ? Hier soir.)

- une subordonnée introduite par lorsque, dès que, quand, etc.

Ex. : Il est revenu quand la nuit tombait.

 

2. L'image explicative : C'est un schéma qui montre les différentes parties d'un appareil, d'un mécanisme. Il en explique le fonctionnement. Un dessin donne les caractéristiques de l'appareil, du dispositif. Un gros plan, comme sous une loupe, montre les détails d'un ensemble. Chaque élément a une fonction. Des flèches peuvent indiquer la relation entre les différents éléments dans le fonctionnement de l'ensemble.

Les mots de liaison sont très utiles pour expliquer quelque chose :

- pour commencer : d'abord, en premier lieu, tout d'abord, avant tout.

- pour continuer : ensuite, deuxièmement, de plus, alors, en outre, par ailleurs.

- pour finir : enfin, finalement, en dernier lieu, en définitive.

- pour exprimer une conséquence (relation de cause à effet) : parce que, si bien que, par conséquent, en raison de, grâce à, puisque, c'est pourquoi, ainsi, car, en effet, d'où, donc.

 

Ecrire à partir d'une image, c'est décrire ce qu'on voit, imaginer ce que l'on ne voit pas, comme des actions passées ou futures, des détails, les paroles des personnages.

- les lieux de l'action : on décrit les lieux et les personnages comme ils apparaissent sur l'image. On peut imaginer des détails hors champ. comme d'autres personnages ou d'autres objets.

- le récit de l'action : on raconte la scène telle qu'on la voit sur l'image. On peut imaginer le passé, le futur. S'il y a plusieurs images, comme dans une bande dessinée, on peut imaginer ce qui se passe entre chaque vignette.

- le dialogue : On peut reprendre les dialogues tels sont écrits sur l'image. On peut aussi en inventer d'autres pour fournir une explication.

 

Voir la rubrique 7. Activités pédagogiques

Lire l'image fixe - Des exemples de lecture d’œuvres picturales

http://www.barbeypedagogie.fr/7-activites-pedagogiques/lire-l-image-fixe-1/

 

Pour se préparer au DNB, il faut se relire et se corriger en : 

- utilisant le dictionnaire : le dictionnaire donne l'orthographe, l'origine, le registre de langue, le sens d'un mot. Il donne aussi des éléments de conjugaison.

- vérifiant le vocabulaire : Il s'agit de vérifier si un mot n'a pas été oublié, si on a utilisé le bon registre de langue (familier, courant, soutenu).

- mettant au pluriel et en accordant : En se relisant, on peut vérifier que les noms pluriels ont bien un s à la fin, que les verbes sont bien accordés au sujet, que les adjectifs sont accordés avec le nom qu'ils qualifient.

- corrigeant son texte : mettre à la bonne conjugaison, écrire le mot oublié, utiliser le bon registre de langue, mettre au pluriel et accorder.

 

Partie 2-Thème 3 - Ecrire et dire un poème

Le poème est un écrit en vers ou non. L'auteur traduit en mot des sentiments, des émotions, des impressions, des réflexions qu'il veut faire partager. L'émotion à la lecture du poème est suscitée par le choix de sa forme, des rimes, des mots, des sonorités, des images. 

Le poème veut créer une émotion. Le vers est une ligne du poème. Une strophe est un ensemble de vers. Une rime est la répétition d'une même son en fin de vers. Les images poétiques sont des rapprochements inattendus de mots.

- le thème : c'est ce dont parle le poème.

- le vers et la strophe : le vers se mesure en nombre de syllabes. On ne décompte pas les syllabes qui se termine par un mot qui se finit par un e (muet) sauf si ce mot est suivi d'une consonne. Chaque strophe est un moment imaginé par le poète.

- la rime : correspond à la répétition de sons identiques à la fin de deux vers. Ces sons répétés créent comme une chanson à la lecture.

 

1. Les vers et les strophes : Le poème , qui peut être chanté, est rythmé par des retours de sons. Ce sont ces retours de la rime qui donne au poème sa musicalité.

 

2. Les images du poème : Le poète met en valeur des mots au moyen d'images, de rapprochements inattendus entre les mots. Des mots évoquent un décor. La réalité est souvent montré en comparaisons. La comparaison associe un comparé - ce que l'on veut comparer - avec un comparant - ce à quoi on veut le comparer, avec un comparateur (un mot qui introduit la comparaison). On doit retrouver un point commun entre le comparé et le comparant pour pouvoir comprendre la comparaison.

Ex.: Pâle dans son lit vert où la lumière pleut (Rimbaud).

Le comparé (la réalité évoquée) : un lit,

Le comparant (Rimbaud compare le lit à) : de l'herbe verte,

Le point commun : la douceur, la tranquillité, l'étendue.

 

La comparaison se construit par :

- un groupe nominal : qui est introduit par comme, tel que, à la manière de, pareil à, semblable à.

Ex. : Son regard est pareil au regard des statues (Verlaine).

- une proposition subordonnée : introduite par comme, ainsi que, de même que, tel...que, autant...que, aussi...que, plus...que, moins...que.

Ex. : (Ce cœur qui haïssait la guerre) mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent (Desnos).

 

Voir la rubrique 6. Ressources pédagogiques

Poésie

http://www.barbeypedagogie.fr/6-ressources-pedagogiques/po%C3%A9sie/

Pour se préparer au DNB, il faut savoir lire, analyser et dire un poème : 

Le poète s'impose certaines contraintes à l'écriture concernant la forme de son texte, les images poétiques qu'il utilise et le thème qu'il veut aborder.

- La forme du poème : Le poète choisit le nombre de syllabes, de vers, de strophes, la disposition des rimes. 

thème : ce dont parle le poème

vers : une ligne d'un poème

octosyllabe : vers de huit syllabes

alexandrin : vers de douze syllabes

rime : répétition d'un son identique en fin de vers

refrain : retour régulier d'une même strophe un d'un même vers

strophe : ensemble de plusieurs vers

tercet : strophe de trois vers

quatrain : strophe de quatre vers

quintil : strophe de cinq vers

 

Il peut aussi présenter son poème comme un dessin (calligramme).

- Les images du poème : le poète y exprime ses sentiments ou ses idées par des comparaisons ou des métaphores qui vont provoquer l'émotion ou la réflexion du lecteur.

- Le thème du poème : L'auteur peut avoir différentes intentions comme ne chercher qu'à travailler la langue, le rythme, développer un thème bien défini, etc.

 

Il faut savoir rédiger des phrases correctes : 

- repérer les groupes d'une phrase simple : sujet + verbe + complément.

Ex. : Le mécanicien répare la voiture.

- identifier une phrase complexe : comporte au moins deux verbes conjuguées.

Ex. : Le mécanicien répare la voiture et effectue ensuite un essai.

- construire une phrase.

- rédiger une réponse.

- classer des informations : Il faut classer les informations qu'on a trouvées dans le cadre d'une recherche, pour pouvoir les exploiter en vue d'un exposé. On peut les trier dans un tableau dont les rubriques peuvent être thématiques ou chronologiques.

- le classement thématique : les informations sont classées selon les sujets qu'elles abordent (Ex. : ville, campagne, montagne, écologie, économie, etc.)

- le classement chronologique : les informations sont rangées selon l'ordre de leur apparition dans le temps, de la plus ancienne à la plus récente.


Partie 2-Thème 4 - Ecrire pour le théâtre

Un texte de théâtre est destiné à être joué sur scène. Quelles sont les caractéristiques de ce genre littéraire ?

 

Le jeu théâtral consiste  pour les comédiens à interpréter le texte en tenant compte des didascalies de l'auteur et de la direction du metteur en scène.

Le texte théâtral est composé de répliques et de didascalies. Les répliques sont les paroles que prononcent les personnages. Elles font avancer l'action de la pièce. Les didascalies sont des renseignements rédigés par l'auteur et insérés dans le texte. Elles renseignent le metteur en scène sur le décor à prévoir, le jeu des acteurs à régler, le ton de leurs voix.

Dans un dialogue, les répliques peuvent s’enchaîner par des questions-réponses. Le début d'une réplique peut reprendre la fin de la réplique précédente. Une réplique peut renseigner le public sur une situation passée.

- enchaîner les répliques : un personnage pose une question à laquelle un autre personnage répond, un personnage commence sa réplique par la fin de la réplique du personnage précédent, un personnage coupe la parole à un autre personnage.

- créer des répliques : elles peuvent expliquer une situation, raconter des événements, exposer un point de vue.

- disposer le texte : le nom du personnage qui parle est suivi d'un point, une didascalie en italiques est mise entre parenthèses, les paroles sont précédées d'un tiret ou d'une virgule.


Le théâtre utilise certains types de phrases :

- La phrase déclarative : constate un fait, donne une information, exprime un point de vue. Elle peut être affirmative ou négative.

- La phrase interrogative : c'est une question (?)

- La phrase exclamative : elle sert à exprimer avec force ses sentiments (!)

- La phrase impérative : donne un ordre ou un conseil. 

 

Le décor d'une pièce donne le cadre de l'action. Ce peut être la représentation fidèle d'un lieu (une chambre, une salle de séjour, etc.) ou un simple fond sans aucune réalité. Un élément du décor peut ne pas appartenir à la réalité. Le décor peut rendre une sensation d'absurde, une situation qui n'a pas de sens.

 

Le lexique du théâtre 

http://www.bordas-interactif.fr/videos/avare/avare-lexique-theatre.pdf