Synthèse des cours - 3PREPRO - Français - Partie 1

3PREPRO- FR-P1 - L'expression de soi

 

Partie 1-Thème 1 - Construire un récit 

Un récit progresse d'une situation de départ vers une situation finale. Quelles sont les différentes étapes de cette progression ?

 

P1.T1.1 Les étapes de la progression du récit (schéma narratif)

Le début du récit présente les lieux (où se passe l'action) et la situation (qu'est-ce qui se passe au début). Une action vient modifier cette situation de départ. C'est l'événement déclencheur. Puis, les actions s’enchaînent les unes après les autres, ce sont les péripéties de l'histoire. Une action met fin aux péripéties, c'est l'élément de résolution. Enfin, on aborde la situation finale. Les étapes du schéma narratif peuvent se résumer ainsi :

 

1. Situation de départ (personnages, lieux, époque, situation). Le début présente l'époque à laquelle l'histoire se déroule. Les lieux peuvent être indiqués précisément. Les principaux personnages sont décrits. Le personnage principal peut apparaître tout de suite ou être présenté par d'autres personnages. Le début du récit (la naissance de l'intrigue) raconte les premiers événements qui prépare et explique l'élément qui va déclencher les péripéties.

Pour situer votre récit dans le temps : on peut utiliser des mots qui situent un moment par rapport à un autre. Certains indiquent le passé (il y a longtemps, autrefois, hier), d'autres le présent (aujourd'hui, en ce moment, ce jour, à présent, maintenant, actuellement) ou l'avenir (d'ci peu, prochainement, demain, bientôt). Un mot peut exprimer la survenue soudaine d'une action (soudain, brusquement, instantanément, rapidement, tout à coup, immédiatement, soudainement).

 

2. Élément déclencheur (modifie la situation de départ et enclenche les actions).

Ex.: La balle siffla à nos oreilles. L'homme tomba raide mort.

 

3. Péripéties (enchaînement des actions). Le héros doit atteindre un objectif, par exemple sauver quelqu'un, trouver un trésor, démasquer un coupable. Pour réussir sa mission, il a des atouts pour affronter les obstacles qui se dressent sur sa route.

- les atouts du héros peuvent être ses qualités (courage, force, rapidité, habileté, intelligence), des alliés humains (collègues, amis) ou non humains (un chien), des accessoires (voiture volante, avion supersonique, gadgets électroniques).

- les dangers ou obstacles : des ennemis puissants et prêts à tout, des conditions climatiques extrêmes (froid, chaleur, pluie, neige), le relief (montagne, ravin, canyon), l'environnement (forêt vierge, océan,désert).

- la description des actions : on utilise des verbes qui indiquent ce que fait le personnage. Entre chaque verbe, on peut utiliser des expressions comme d'abord, ensuite, puis, et ou des virgules.

On raconte les péripéties selon les temps du récit :

- le passé simple : les actions sont brèves ou de premier plan.

Ex.: Le détective examina les empreintes.

- l’imparfait : l'action dure dans le temps ou se répète, elle est de second plan ou sert à faire une description.

Ex.: Le vent soufflait toujours.

- le plus-que-parfait : on raconte une action passée qui s'est déroulée avant une autre action passée.

Ex.: Si l'assassin avait voulu brouiller les pistes, il n'aurait pas laissé autant d'empreintes.

 

4. Résolution (élément qui met fin aux péripéties et prépare le fin du récit).

Ex.: L'assassin était démasqué. Il tenta de s'enfuir mais la police l'arrêta.

 

5. Fin du récit (la situation est à nouveau stable). La fin du récit termine les actions. Elle explique l'intrigue, le problème posé au début de l'histoire. Le fin peut être surprenante grâce à un rebondissement inattendu. parfois, elle tire une morale du récit.

   

P1.T1.2 Pour bien lire un récit, il faut :

1. identifier le narrateur : repérer celui qui raconte, par exemple un personnage de l'histoire qui dit je (première personne), un personnage extérieur à l'histoire qui utilise alors il (troisième personne).

2. repérer les personnages : combien, leurs noms, leurs rôles dans l'histoire.

3. analyser la situation : repérer l’époque (quand?), les lieux (où?), les personnages (qui?), l'action qui se déroule (quoi?), les causes de l'action (pourquoi?) et les conséquences de l'action.

 

Partie 1-Thème 2 - Raconter le réel 

Le roman réaliste présente des situations, des lieux, des personnages qui pourraient être vrais. Comment l'écrivain fait-il pour ancrer son récit dans le réel ?

 

P1.T2.1 Construire le récit du réel

Le récit réaliste présente des situations, des lieux et des personnages qui existent ou qui pourraient exister dans la vie réelle. Raconter le réel nécessite de placer son histoire dans une situation de la vie quotidienne, de faire des descriptions réalistes, de dépeindre l'atmosphère des lieux, de faire les portraits des personnages (physique, caractère) et d'inventer leurs dialogues.

 

1. Les détails de la description : la description détaille les lieux de l'action et crée une atmosphère. La situation est tirée de la vie quotidienne réelle. Une description peut s'organiser à partir d'un personnage de l'histoire dont on suit le regard. Le personnage peut regarder de droite à gauche, de gauche à droite, de haut en bas, de bas en haut, plus près, plus loin. Dans une description, tout n'est pas décrit, seulement ce qui est important pour entrer dans l'histoire, la comprendre, se l'imaginer, la voir en esprit comme un film intérieur (formes, couleurs, dimensions, matières, apparences). On peut utiliser aussi d'autres sens que la vue, tels que l’ouïe (les sons, les bruits), l'odorat (les odeurs, les parfums), le toucher (lisse, rugueux, doux), le goût (amer, salé, sucré).

 

2. L'atmosphère des lieux : La description d'un lieu peut produire des effets très différents dans l'esprit du lecteur (mystérieux, paisible, beau, angoissant). La sélection des détails crée une impression d'ensemble, une atmosphère particulière à l'histoire.

- Le lieu : il doit être identifiable. Il peut être ouvert (la campagne) ou fermé (un château). Il suggère l'époque à laquelle se déroule l'action (passé, présent, futur). 

- Les personnages : contribuent à créer une atmosphère (mystérieuse, futuriste, médiévale, etc.)

- L'organisation de la description : se fait selon un ordre précis déterminé par l'auteur à travers son personnage. Cet ordre rend lui aussi une impression et contribue à l’atmosphère générale du récit. Pour préciser un lieu, on peut décrire ce qui est devant (en face), derrière (en arrière), au-dessus (en haut), en dessous (dessous), ce qui est éloigné (au lointain) ou qui est proche (à côté).

On peut exprimer le lieu de l'action en utilisant :

- un groupe nominal, complément circonstanciel de lieu

Ex.: Il ralentit au carrefour. (Il ralentit où ? au carrefour).

- Un adverbe de lieu (ici, dehors, dedans)

Ex.: Dehors, il faisait très froid. (Il faisait très froid où ? dehors).

- une subordonnée relative introduite par où, dans lequel, etc.

Ex.: Il vit la maison où il était né. (Il vit la maison dans laquelle il était né).

 

3. Construire un dialogue réaliste : le dialogue et le portrait révèlent les personnages. Le registre de langue employé peut permettre de préciser le rang social des personnages, la personne à laquelle ils s'adressent et le degré des sentiments entre eux.

- le registre familier : c'est la parole spontanée qu'on utilise entre amis avec des mots argotiques, des abréviations, des constructions grammaticales et des phrases incorrectes. Dans un récit, on l'emploie souvent pour faire parler des personnages provenant de couches sociales populaires ou pour traduire une forte émotion.

- le registre courant : on l'emploie avec des personnes qu'on connaît peu ou mal. Le vocabulaire utilisé est compréhensible pour tout le monde. Les phrases sont correctes au plan grammatical.

- le registre soutenu : On le trouve dans les textes de la littérature classique, dans des discours. Le vocabulaire est recherché, les phrases sont complexes (compliquées?). On l'emploie pour caractériser des personnages de haut niveau intellectuel.

 

Des exemples de dialogues : Goscinny (textes), Uderzo (dessins), Obélix et compagnie, une aventure d'Astérix le Gaulois, Dargaud Editeurs, 1976.


P1.T2.2 Pour se préparer au DNB, il faut :

1. Savoir analyser la formation d'un mot : On distingue les mots simples, les mots composés, les mots dérivés.

- Le radical d'un mot est le mot simple qui permet de former d'autres mots.

Ex. : une place, une place forte, un placement.

- Le préfixe est l'élément placé devant le radical d'un mot. Il modifie le sens du radical.

Ex. : faire, refaire (re = de nouveau), défaire (dé = privation).

D'autres préfixes : anti (contre), co-col-con (avec), hyper (très), hypo (sous), dé-des-dis (privation, manque), ex (à l'extérieur), in-il-im-ir (ne pas), in-im (dans), inter (entre), micro-mini (petit), multi (nombreux), pré (avant), post (après), re-ré (de nouveau), rétro (en arrière), trans (à travers).

- Le suffixe est placé derrière le radical et en modifie le sens.

Ex. : port, porteur (suffixe eur).

Autre suffixes : able-ible (qui peut être), ade-age-tion-ement (l'action de), aie (le lieu planté de), algie (douleur de), eter, ette (diminutif), eur-ateur-atrice (la personne ou l'instrument qui fait), er-ère-ier-ière (la profession), er-ère-ier-ière (le récipient qui contient), er-ère-ier-ière (l'arbre ou la plante qui porte).


2. Comprendre une consigne :

Une consigne est une phrase qui dit ce qu'il faut faire. Pour bien comprendre une consigne, il faut bien la lire et en examiner tous les aspects.

- Sa formulation : c'est peut-être une question ou une phrase à l'impératif ou à l'infinitif.

Ex. : Quelles figures de style sont employées dans ce texte ?

Relever les figures de style employées dans ce texte.

Relevez les figures de style employées dans ce texte.

- Ses informations :

Le verbe précise le genre de travail à effectuer (relever). Le complément d'objet indique les éléments à relever (les figures de style). le complément de manière dit comment il faut réaliser le travail. le complément de leu indique l'endroit où il faut chercher (dans le texte).

- La consigne simple et la consigne multiple : La consigne simple demande à effectuer une seule tâche (un seul verbe), la consigne multiple plusieurs tâches (plusieurs verbes).

Ex. : Relevez et recopiez les figures de style employées dans ce texte.


Partie 1-Thème 3 - Imaginer le fantastique

Le genre fantastique mêle le réel avec l’irréel, le vraisemblable avec l'invraisemblable. Comment un récit fantastique passe-t-il du réel à l’irréel ?

 

P1.T3.1 Construire le récit fantastique

Un récit fantastique commence dans une situation du réel. Puis, le doute s'installe. Les personnages réagissent alors devant une situation qu'ils ne comprennent plus. Le fantastique veut créer chez le lecteur le doute, la peur, l'horreur. 

1. Le réel et l'irréel : La situation vraisemblable du début ancre le récit dans la réalité. L’événement étrange qui survient sème le doute chez le héros qui cherche alors des explications réalistes mais n'en trouve pas. Le récit bascule alors dans un autre univers.

Les adjectifs qualificatifs jouent un grand rôle dans ce type de récit :

- l'adjectif épithète est placé immédiatement près du nom qu'il qualifie :

Ex.: Le palais silencieux.

- l'adjectif apposé est mis entre virgules; placé avant le nom, il anticipe l'impression; après le nom, il complète l’impression :

Ex. : Le palais, immobile et silencieux, était très haut de plafond.

- l'adjectif attribut du sujet le qualifie après un verbe d'état (être, sembler, paraître, rester) Ex. : Le palais me paraissait très haut de plafond.

 

2. La réaction des personnages : Ils sont confrontés à l'étrange, à l'incompréhensible, à l'invraisemblable. Leurs réactions évoluent au rythme de l'aventure selon qu'elle avance toujours plus vers l'irréel. L’impression peut être soudaine, légère, forte, très forte. Les réactions peuvent être brutales, très brutales.

Pour exprimer la peur, on peut utiliser des mots qui traduisent un malaise, la peur, la terreur.

Ex. : inquiétude, anxiété, angoisse, peur, affolement, panique, effroi, frayeur, terreur.

Des adjectifs qualificatifs : pâle, blême, blafard, livide.


3. Créer l'attente et le doute : Les descriptions, les sentiments, les commentaires ralentissent la progression du récit et créent un effet de suspense.

- Insérer une description : le moment (dans un banquet), le lieu au début du récit (un palais).

- Présenter les réactions des personnages : les réactions physiques du héros (tremblement, paralysie), ses sentiments (angoisse, peur), leurs évolutions devant la situation (intensité).

- Inclure des commentaires du narrateur : permet de fournir des explications ou exprimer le doute.

  

Un tableau traduisant la terreur devant le surnaturel : Rembrandt, Le festin de Balthazar, 1635.

 

P1.T3.2 Pour se préparer au DNB, il faut savoir :

1. Utiliser les mots justes : il est important d’utiliser des mots précis. 

- Un synonyme est un mot de même sens et de même nature qu'un autre mot.

Ex. : utiliser = employer, calme = tranquille, invité = convive.

- Un antonyme est un mot de sens contraire et de même nature qu'un autre.

Ex. : joyeux - triste, bonheur - malheur, accepter - refuser.

Pour supprimer des répétitions qui alourdissent le texte, on peut employer des pronoms ou des synonymes.

Ex. : Les invités voient la main écrire sur le mur. Ils prennent peur.


2. Chercher dans un dictionnaire : il donne la définition d'un mot, sa prononciation, son étymologie, la grammaire.

- le classement alphabétique : Quand les mots commencent par la même lettre, on tient compte de la deuxième lettre. Si la deuxième lettre est identique, on prend en compte la troisième et ainsi de suite jusqu'à ce qu'une lettre soit différente.

Ex. : palais, palan, palanche, palangre, palanque, palanquin, palatal, palatin, etc.

- l'article du dictionnaire : donne la nature du mot (nom, verbe, adverbe, etc), son genre (masculin ou féminin), son étymologie (origine), son sens (ce qu'il veut dire). 

- le sens d'un mot : Quand un mot a plusieurs sens, le premier est le sens propre, les autres sens sont figurés.

Ex. : n.f. = nom féminin; n.m. = nom masculin; adv. = adverbe, v. = verbe

Les homonymes sont des mots qui s’écrivent de la même façon mais n'ont pas le même sens.

Ex. : un pâté : hachis de viande, grosse tache d'encre, groupe de maisons, petite masse de sable.

 

Voir la rubrique 7. Activités pédagogiques

Atelier de lecture

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